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Trousse : Salaire

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LE CONSEIL DU TRÉSOR NOUS OFFRE L’APPAUVRISSEMENT


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Un gel salarial de deux ans. Des augmentations de 1 % pour chacune des trois dernières années de convention. Avec une offre de 3 % sur cinq ans, l’impact de la proposition du Conseil du trésor est clair : appauvrir les travailleuses et les travailleurs du secteur public.

Au cours des 25 dernières années, nos salaires n’ont pas suivi l’augmentation du coût de la vie. À coups de décrets, de gel salarial et d’augmentations insuffisantes, les employés des services publics ont vu leur pouvoir d’achat reculer de 10 % pendant cette période. Il est temps que cette spirale de l’appauvrissement cesse.

Les économistes prévoient que l’inflation se situera autour de 2 % par année, ce qui signifie que le coût de la vie augmentera d’environ 10 % au cours des cinq prochaines années. En revanche, nos salaires n’augmenteraient que de 3 % ? Il s’agirait ici d’un appauvrissement supplémentaire de 7 %.

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Un appauvrissement de 17 % en 30 ans ?
Totalement inacceptable !


LE CONSEIL DU TRÉSOR NOUS OFFRE DE DOUBLER LE RETARD SALARIAL DU SECTEUR PUBLIC


7,6 %

C’est le retard de la rémunération des employés du secteur public par rapport aux autres salariés québécois, et ce, en tenant compte du régime de retraite et de tous les avantages sociaux.



En proposant des augmentations salariales de 3 % sur cinq ans, la proposition du Conseil du trésor aurait un impact indéniable : creuser le retard salarial des employés des services publics par rapport aux autres salariés québécois. Alors que 75 % des emplois du secteur public sont occupés par des femmes, cette forme de discrimination salariale doit cesser.

Plutôt que d’y mettre fin, la proposition du Conseil du trésor aurait pour effet de minimalement doubler notre retard salarial. En moyenne, les autres travailleuses et travailleurs québécois ont connu des augmentations au-dessus de 2 % par année dans la dernière décennie. Si cette tendance se maintient, leurs salaires devraient augmenter de plus de 10 % entre 2015 et 2020. Comme le Conseil du trésor nous offre un maigre 3 % pour la même période, il y a un fort risque que notre retard passe de 7,6 % à… 14,6 % !

Avec les concessions demandées par le Conseil du trésor quant à notre régime de retraite, l’écart pourrait être encore plus grand.

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POUR METTRE UN TERME AU RETARD SALARIAL DU SECTEUR PUBLIC

Qui voudra encore travailler dans le secteur public dans les prochaines années, alors que les conditions de rémunération y sont nettement inférieures aux autres secteurs de l’économie ? Nous ne pouvons nous permettre de voir s’aggraver les problèmes de rareté et de pénurie de main-d’œuvre, déjà criants dans nos réseaux.

La demande salariale du Front commun vise à mettre un terme au retard salarial des employés du secteur public. Elle repose sur trois principes :

  • 2 % par année pour combler le retard salarial par rapport aux autres salariés québécois
  • 2 % afin de maintenir la parité salariale en cours de convention et de nous protéger contre la hausse du coût de la vie
  • 0,5 % pour bénéficier de l’enrichissement collectif du Québec

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